vendredi 13 avril 2007

Première sortie kite


Apres une semaine de travail intense, je pars pour le WE avec mon ami Eustache visité le pays et découvrir une nouvelle plage ou parait il, on a déjà vu des kitesurf. Je décide alors d’emener tout mon barda histoire de voir ce que cela peut donner. Pour aller à la plage, ce n’est pas ce qu’il y a de plus simple. Il faut d’abord prendre un traxi moto (avec mon sac de 1m30) puis trouver un bus qui va à cotonou et enfin un autre taxi qui veuille bien nous amener vers la plage. En gref, il faut compter à peu près deux heure entre le temps de trouver les véhicules et bien sur le temps de négocier.



On arrive à Fitjirosé et on cherche une plage ou l’on puisse trouver de l’ombre. On se retrouve alors sur une plage ou l’on trouve que des blancs. On se croirait sur la cote d’azur. Les gens viennent en gros 4X4 climatisé et se font bronzer sur les transats. Les consommations sont 3 fois plus chères que la normale et atteignent des prix qui sont similaire à la France.


La plage pour "yovo"



Il y a vraiment un coté écoeurant à les voir claquer 15 euros pour manger et presque pareil en boisson quand tu sais ce à quoi cela correspond ici. Un instituteur gagne par exemple 40 euros par mois en moyenne et il suffit de 5 euros par mois pour nourrir un enfant. Mais ce qui frappe le plus, c’est le contact avec les gens, ici, on ne dit plus bonjour, voir on ne te répond même pas quand tu interpelle quelqu’un etc, etc,bref, on retrouve la culture occidentale dans tout ce qu’elle a que je déteste. Chacun est à sa table pour boire un verre et il n’y a presque pas de discussion entre les gens ou alors, on sent bien que c’est pas vraiment naturel comme cela peut se passer avec les béninois.



Le lendemain, on va sur une grande plage et le vent ayant un peu monté, je décide d’essayer de faire du kitesurf. Il y a très vite 20, 30 personnes qui observent le montage en me questionnant. Je me met à l’eau et j’en fait une quinzaine de minute car malheureusement le vent est trop faible. De la mer, je vois les gens qui se regroupe au bord de l’eau pour voir cela et il doit y avoir peut être 500 personnes qui observe de la plage. Au moment d’attérir, je dois demander aux gens de se décaler afin d’avoir un peu de place. Une fois l’aille par terre, plus de 50 personnes sont autour et veulent toucher cet engin bizarre. Les enfants rigoles et les adultes me posent plein de question. C’est vraiment sympa. Mais tous ou presque ont déjà vu ça, au moins à la tv.




Ce qui est étonnant ici, c’est que peu de personne se baigne vraiment. La plupart reste au bord de l’eau ou se trempe à peine. Cela tient au fait que le plus souvent, les gens ne savent pas nager et avec les vague, il faut faire très attention. On raconte souvent des histoire de personnes s’étant fait happé par une vague.

La journée est fort agréable et je me dis que décidemment, on est beaucoup mieux en compagnie des gens d’ici que des touristes ou des expatriés vivant ici.

Il faut dire que les expatrié ne vivent pas dans le même monde. Un volontaire international d’administration doit gagner dans les 2000 euros par mois et un expatrié qui travaille pour la France ici gagne une fortune. Imaginez qu’un gendarme travaillant pour l’ambassade gagne 6000 euros par mois. Rien que ça. Surtout ici.

2 commentaires:

Patttt a dit…

En tout cas ton Blog est tres bien fait, clair, net et précis !!
Bon parlons business... J'ai entendu dire que tu avais trouvé des calebasses et que tu voulais savoir le diametre que je desirais :
en fait ce sont de demi-calebasse, d'un diamètre d'environ 45-50 cm dont les paroies sont assez fines.

Ciao et à plus

Unknown a dit…

Tu fais le fier là avec ta grande voile ! C'est bien tu leur fais découvrir un nouvo sport. Mais ils ont raison, fo se méfier d vagues ! Là bas c pa "alerte à malibu" avec tous les maitres-nageurs-sauveteurs"...