dimanche 29 avril 2007

Come

Mon séjour a come.


Au programme, visite en moto des différents villages ou l'ong intervient.







Pobe et ses habitants.

Je suis parti deux jours travailler dans une ONG dans un petit village en brousse. Voilà quelques photos.















vendredi 13 avril 2007

Première sortie kite


Apres une semaine de travail intense, je pars pour le WE avec mon ami Eustache visité le pays et découvrir une nouvelle plage ou parait il, on a déjà vu des kitesurf. Je décide alors d’emener tout mon barda histoire de voir ce que cela peut donner. Pour aller à la plage, ce n’est pas ce qu’il y a de plus simple. Il faut d’abord prendre un traxi moto (avec mon sac de 1m30) puis trouver un bus qui va à cotonou et enfin un autre taxi qui veuille bien nous amener vers la plage. En gref, il faut compter à peu près deux heure entre le temps de trouver les véhicules et bien sur le temps de négocier.



On arrive à Fitjirosé et on cherche une plage ou l’on puisse trouver de l’ombre. On se retrouve alors sur une plage ou l’on trouve que des blancs. On se croirait sur la cote d’azur. Les gens viennent en gros 4X4 climatisé et se font bronzer sur les transats. Les consommations sont 3 fois plus chères que la normale et atteignent des prix qui sont similaire à la France.


La plage pour "yovo"



Il y a vraiment un coté écoeurant à les voir claquer 15 euros pour manger et presque pareil en boisson quand tu sais ce à quoi cela correspond ici. Un instituteur gagne par exemple 40 euros par mois en moyenne et il suffit de 5 euros par mois pour nourrir un enfant. Mais ce qui frappe le plus, c’est le contact avec les gens, ici, on ne dit plus bonjour, voir on ne te répond même pas quand tu interpelle quelqu’un etc, etc,bref, on retrouve la culture occidentale dans tout ce qu’elle a que je déteste. Chacun est à sa table pour boire un verre et il n’y a presque pas de discussion entre les gens ou alors, on sent bien que c’est pas vraiment naturel comme cela peut se passer avec les béninois.



Le lendemain, on va sur une grande plage et le vent ayant un peu monté, je décide d’essayer de faire du kitesurf. Il y a très vite 20, 30 personnes qui observent le montage en me questionnant. Je me met à l’eau et j’en fait une quinzaine de minute car malheureusement le vent est trop faible. De la mer, je vois les gens qui se regroupe au bord de l’eau pour voir cela et il doit y avoir peut être 500 personnes qui observe de la plage. Au moment d’attérir, je dois demander aux gens de se décaler afin d’avoir un peu de place. Une fois l’aille par terre, plus de 50 personnes sont autour et veulent toucher cet engin bizarre. Les enfants rigoles et les adultes me posent plein de question. C’est vraiment sympa. Mais tous ou presque ont déjà vu ça, au moins à la tv.




Ce qui est étonnant ici, c’est que peu de personne se baigne vraiment. La plupart reste au bord de l’eau ou se trempe à peine. Cela tient au fait que le plus souvent, les gens ne savent pas nager et avec les vague, il faut faire très attention. On raconte souvent des histoire de personnes s’étant fait happé par une vague.

La journée est fort agréable et je me dis que décidemment, on est beaucoup mieux en compagnie des gens d’ici que des touristes ou des expatriés vivant ici.

Il faut dire que les expatrié ne vivent pas dans le même monde. Un volontaire international d’administration doit gagner dans les 2000 euros par mois et un expatrié qui travaille pour la France ici gagne une fortune. Imaginez qu’un gendarme travaillant pour l’ambassade gagne 6000 euros par mois. Rien que ça. Surtout ici.

Mon action au bénin

I) Mon activité au sein de l’ONG :

Mon Action se décomposent en deux parties. D'une part, je travail de façon bénévole pour aider aux différentes activités mises en place par l'O.N.G. Et, d'autre part, je travaille pour finaliser un programmes d'échange entre l'institut de formation des travailleurs sociaux de Grenoble, l'école nationale des travailleurs sociaux de Dakar et le GOBEPAS (groupement d'O.N.G. béninoise ne dont fait partie actions sociale). L'idée de ce programme d'échange est de faire partir des étudiants français mais aussi béninois dans les trois sites afin qu’ils se forment et échangent sur les méthodes d'action sociale de ces différents pays.



Plus concrètement, ma mission consiste à identifier et à formaliser les pratiques d'action sociale mise en place par les différentes O.N.G. faisant partie du GOBEPAS. C'est-à-dire de décrire, les actions menées, les stratégies d'intervention, les méthodologies de travail, les techniques dévaluation, etc. L'objectif final étant de formaliser de façon précise le dispositif de formation qui sera donné aux Français qui viendront en stage au Bénin. Tout ceci se faisant bien évidemment en collaboration avec les membres de l'O.N.G. qui mèneront à bien ce projet.

Le centre des enfants


Pour ce qui est de ma façon de travailler ici, je veille avant tout à ne pas faire le travail à la place d'un membre de l'ONG. Je veux me rendre utile de la façon la plus efficace possible et il y a beaucoup à faire. Au début par exemple, j'ai donné des cours d'informatiques aux jeunes formés par l'ONG. Mais lorsque j'ai vu que la personne en charge des cours n'était pas présente pendant que je donné les cours, je me suis dit que mon rôle ne devait pas être celui là. Du coup, je suis en train d'organisé une réunion avec les différents profs d'informatique pour voir quels sont les éléments que je pourrais leur transmettre. Démarche, il me semble, bien plus durable et constructive. On travaille aussi sur des questions pédagogique ensemble. Ce qu'il y a de délicat, c'est qu'en même temps, il y aurait beaucoup à dire et à faire et en même temps, la question se pose pour moi de savoir quel légitimité j'ai pour leur donner des conseils.



Mais en réalité, cela se passe très bien d'une part car ils sont les premiers à me demander de leur faire part de mes suggestions et d’autre part car les relations sont simples et l’on peut parler de façon franche.



J’ai aussi travailler dans le centre d’aide et d’appui aux enfants a faire du soutien scolaire et de l’animation.


Mais finalement, la plus grande partie de mon travail ici est d’échanger avec les membres de l’Ong et les gens que je rencontre pour comprendre les manières de faire et les actions menés. Les personnes de l’ONG sont toujours là pour répondre à mes questions et j’ai beaucoup appris par ce biais là.


Les enfants qui posent pour la photo

D’autre part, je suis parti sur le terrain avec les différents travailleurs sociaux pour faire des enquêtes sociales. En fait, lorsqu’une famille vient les voir pour leur demander de l’aide, ils vont par la suite lui rendre visite pour identifier les besoins et connaître les conditions de vie de la famille. C’est grâce à cette enquête qu’ils déterminent quelle aide apporter aux familles ou aux orphelins.

Ressenties divers:

J’ai avec le personnel de l’ong un contact très chaleureux et on se sent toujours très bien accueilli (que ce soit à l’ONG ou ailleurs).

Du point de vue de l’organisation de mon travail, j’organise mon temps de façon autonome ce qui est particulièrement appréciable mais demande aussi plus d’organisation et d’autonomie.

Les nombreuses actions de l’ONG ont un impact direct sur le terrain et il est vraiment extraordinaire de voir le nombre de choses faite. Ce qui frappe également c’est le peu de moyen nécessaire pour améliorer considérablement la vie des gens.

Il faut adapter son langage en fonction des personnes avec qui on parle et le plus souvent simplifié la structure des phrases. Utiliser les expressions béninoises facilite aussi les choses.

Le niveau des élèves de collège ou lycée est très variables et il n’est pas rare de voir des personne aux lycées s’exprimant très mal en français. La pédagogie est souvent catastrophique et les élèves apprennent par cœur sans rien comprendre.

Ici, une des choses les plus révoltante c’est l’inégalité d’accès au soin et la nécessité d’avoir de l’argent pour pouvoir être soigné. Un ami béninois par exemple m’a raconté qu’il était à l’hôpital et qu’il a vu la situation suivante. Un enfant arrive avec le pied ouvert qui saigne. On cherche les parents pour payer les soins mais comme on arrive pas à les trouver l’hôpital ne soigne pas l’enfant. La situation de l’enfant s’aggrave donc d’heure en heure. Quand enfin, on trouve l’argent pour payer les soins, il est déjà trop tard et il faut amputer le pied de l’enfant. Des histoire comme celle là, il y en a plein et c’est vraiment terrifiant.

C’est justement toutes ces réalités qui donne envie de faire le maximum pour faire ce qui peut être fait et soutenir les projets en place. C’est d’ailleurs pourquoi je passe la plupart de mon temps à travailler pour aider dans un secteur ou un autre de l’ONG. Il me reste de nombreuses choses à faire et je sais que je n’aurai jamais assez de temps pour faire tout ce que j’aimerai.

jeudi 5 avril 2007

La ville de Porto Novo

Une petite boutique



La rue à coté de chez moi après deux heures de pluie.






La playa



La plage la plus proche de Porto Novo. Agréable pour son coté nature. Le hamac que j'ai accroché à tout de suite eu beaucoup de succès. Tout le monde voulait l'essayer.




Eustache, mon collège chanteur et moi


Toute la bande
















mardi 3 avril 2007

La chaleur humaine Béninoise


Ici, ce qui est le plus agréable c’est vraiment la gentillesse, l’ouverture et la sympathie des gens. Si vous marchez dans les rues, toutes les personnes que vous allez croiser ou presque vont vous dire bonsoir et souvent elles ajoutent, alors, la forme ? Vous pouvez vous arrêter et prendre 5mn ou plus pour discuter, connaître un peu de leur vie. Puis continuer votre chemin, enrichie de cette rencontre simple et chaleureuse.


C’est tellement agréable de se balader dans la rue et d’avoir des gens qui tout le temps vous regardent avec un sourire et vous disent simplement bonsoir. C’est des petits détails mais qui change vraiment la vie de tous les jours. Si vous vous réveillé le matin de mauvaise humeur ou un peu fatigué, ces petits mots de gentillesse vous redonne le sourire et la pêche pour la journée. Souvent les jeunes viennent vous parler et vous demander si la journée s’est bien passé ou autre. On parle alors de l’école, de ce qu’ils font, etc. Les gens sont curieux de savoir comment ça se passe en France et sont aussi heureux de vous apprendre comment se passe la vie ici. Ne serais qu’en vous apprenant quelques mots de Font ( la langue locale à Porto Novo).

Les gens sont serviables et l’on voit des choses extraordinaire. L’autre jour par exemple, je m’assois par terre pour me reposer un moment. Deux minute après, un béninois qui tient une boutique à coté m’amène une chaise de son magasin pour que je puisse m’asseoir en me disant « c’est pour vous monsieur, asseyez vous » Cette gentillesse m’épate de jour en jour.

Autre exemple, je mange un bout dans un petit restaurent. A la fin du repas, je lui demande s’il a du café. Il me répond que non mais il me dit de lui donner le prix d’une dose de café instantané. Je lui donne donc et il va à la boutique en face en chercher puis me fait chauffer de l’eau et me sert un café dans une belle tasse.

De la même façon, si vous allez dans une boutique et que la dame (car c’est le plus souvent des femme) n’a pas le produit que vous voulez, elle va vous dire, attendez, je vais aller le chercher. Et elle part voir une de ces collègues pour lui acheter et vous le rapporte avec le sourire.

Les enfants




Le plus étonnant quand on marche dans la rue au Bénin, c'est que tous les enfants et une bonne partie des adultes vous regarde. Si vous croiser leurs regards, ils vous font un petit sourire et vous disent bonsoir. D'ailleurs, ici, on dit bonsoir à partir de midi. Il y a plein d'enfants dans les rues qui jouent avec un rien et vous salue à chaque fois que vous passez devant eux. Du coup, quand je marche dans la rue, les enfants chantent tout le temps,yovo, yovo, bonsoir, comment ça va, merci. C'est vraiment drôle. Du coup, je leur réponds toujours avec un sourire et une petite salutation.



Souvent également, les enfants vous tende la main pour que vous leur seriez la main. C'est marrant parce que du coup, en marchand 200 mètres, je dis bonsoir à 20 personnes et je serre la main d'une dizaine d'enfants. Et c'est tous les jours comme ça, à chaque fois que vous vous baladez dans la rue. Du coup, le simple fait de marcher dans les rues est un plaisir. Mais la plupart des enfants, ont un peu peur quand ils voient un blanc. L’autre jour par exemple, je sors dans la rue au moment de la sortie des écoles et je me retrouve rapidement avec 25 enfants qui me suivent pendant 10 minutes en chantant, « yovo yovo ont bonsoir comment ça va merci ». Je ralentie alors ma marche pour me retrouver à coté d’eux mais les enfants restent toujours derrière moi. J'engage alors la conversation avec une fille d’une dizaine d’année et lui demande ce qu'elle a appris à l'école Jean de lui. Elle me répond qu’elle a appris les homophones. Je demande alors aux enfant s’ils veulent bien que je les prennent en photo. Ils me répondent positivement. Je prends alors une photo et leur montre sur l'écran de mon appareil.










Ils sont tous contents et font des commentaires sur la photo. On me demande donc d'en faire une autre, puis encore une autre et les enfants prennent des poses différentes. Du coup, des élèves d'une quinzaine d'années passant par là me demandent s'ils veulent bien que je leur fasse une photo. Je fais une photo et leur montre. ils sont également contents et ils rigolent.
Le nombre de personnes autour de moi augmente et il y a bien à ce moment-là une trentaine de personnes. Après une dizaine de photos, je décide d'arrêter. D’un coté, cela à un côté gênant de prendre les gens en photo mais en même temps, ils sont très contents que l'on s'intéresse à eux et qu'on leur montre la photo que l'on vient de faire.
J’évite de sortir mon appareil photo car cela a un coté voyeur. Il suffit de s’imaginer la situation inverse pour s’en rendre compte. Imaginez un touriste qui se balade en France et qui en vous croisant vous demande s’il peut vous prendre en photo devant votre maison ou en train de travailler. Je suis pas sur que ça se passe toujours aussi bien qu’au Bénin.
Même si je le fais rarement, je me suis rendue compte que si je marche dans la rue avec l’appareil autour du cou, les gens me demandent souvent de leur faire une photo. Je peux m’arrêter et en faire une sans souci, il faut juste être prêt à ce que tous les gens autour vous demande la même chose.
Cela arrive souvent aussi que des enfants qui s’arrête pour discuter vous demande de leur faire une photo. Voilà par exemple quelques photos d’enfants en CM2 qui m’ont abordé dans la rue et m’ont invité à la fête de leur école.

Et quelques portraits d'enfants :










premier pas au bénin


Petit récit transafricain:






Ca y est, me voilà arrivé au bénin. Ce voyage tant attendu commence donc.



Je suis parti de Lyon mardi 20 mars. La route entre Grenoble et Lyon était enneigé mais nous sommes bien arrivé à l'heure. Après avoir enlevé quelques kilos de mon sac car j'étais un peu trop chargé, l'embarquement, j'ai pu prendre mes billets. Le départ fut un moment émouvant mêlant excitation et tristesse de quitter ma tendre Loubna.





Après quelques contrôles de rigueur, je monte dans l'airbus A318 de la compagnie Air France. Je voyage normalement avec royal air Maroc mais sur ce trajet, il sous traite avec Air France. Après de bonne sensation au décollage, on voyage tranquillement vers le Maroc. On laisse vite les plaines enneigé de la région de Lyon pour arrivé en Espagne avec ses champs multicolores. Je passe le ¾ du voyage à faire des photos.








Après 2heures et demi de vol, nous voilà in Casablanca. Dans le coin fumeur de l?aéroport, je rencontre deux française qui vont au Sénégal. On passe l?Am ensemble à discuter de voyage en profitant du soleil de Casa. Les policiers marocains sont très sympa et n?hésite pas à plaisanter ou à discuter deux minutes lors des contrôles. Après ces Sept heurs d?attente, je reprend l?avion, direction cette fois ci ma destination finale, Cotonou. On embarque dans un Boeing 737 très bien décoré et qui fait beaucoup plus classe qui l?airbus d?air France. Après une escale à Lomé au Togo ou on prend des passagers qui rentre sur Lyon, on repart avec 1h et demi de retard. Je rencontre une grenobloise qui fait un service volontaire international qui me donne quelque conseils bien utile et me donne le contact de français vivant à Porto novo.





Nous arrivons à 3h30 du matin et Eugéne, le directeur de l?ONG m?attend avec thomas son frère qui travaille aussi là bas. On prend la route pour Porto Novo. Le premier dépaysement pour le dire ainsi arrive. Thomas roule très vite et sur l?autoroute, on croise des camions et des voitures sans aucun feu et des personnes qui travaille sur le bord de l?autoroute avec simplement un gilet fluorescent pour être repéré. On double à droite comme à gauche indifféremment en prennent la précaution de klaxonner avant. Mais ce qui m?a le plus fait rire (de peur) c?est que sur cet autoroute à trois voies, on croise un énorme camion faisant des appels de phare. Et pour cause, il roulait à contre sens.




Enfin, nous arrivons sans encombre à Porto Novo et Eugène me montre ma chambre qui est la sienne en fait mais il se débrouille et dors ailleurs. La chaleur est difficile à supporter. Il doit faire plus de trente degré dans la chambre. Avant de m?endormir, vers 5het demi du matin, j?entend l?appel à la prière des musulman















Le lendemain, dès 10h sylvain, le petit frère de Eugène me réveille et après un petit déjeuner copieux avec beurre de cacahouéte et confiture de mangue, on part en moto pour l?Ong action sociale. Il me présente tous ceux qui y travaille et m?explique les différentes activités qu?ils y mènent (cours de secrètariat, d?informatique, sensibilisation au Vih, soin, etc. Tous me disent bonne arrivé et sont très gentils. Je visite également le centre aéré qu?ils ont en ville. C?est un petit bâtiment superbement décoré par des dessins enfantins qui dispose d?une salle de jeux et d?une bibliothèque.












On emprunte les routes de porto Novo dont certaines sont des vrais pistes de moto crosse avec détritus divers en plus. Il fait chaud mais c?est largement supportable grâce au vent qui souffle constamment. Des enfants joue dans la rue et crient ?NOVO, NOVO c'est-à-dire blanc, blanc. presque à chaque fois. Quand je marche dans la rue, les enfants s?arrêtent et vous regarde de haut en bas comme s?ils n?avaient jamais vue de blanc. Ce qui pour certains est peut être le cas. La circulation est dense mais on croise surtout des motos. Les klaxons sont constant et servent à prévenir quand on double ou lorsque des piétons ont une attitude incertaines.








Sylvain m?emmène dans un magasin qui appartient à l?ONG ou travaillent deux filles orpheline qui ont été formé en informatique à l?ONG. C?est une petite boutique qui fait de la saisie, des photocopies, scanners etc.


On reste une bonne heure à discuter avec elles et avec les amis à sylvain qui passent. Les locaux parlent tous entre eux avec leur langue, le Font qui est bien différent du français. Tous ou presque comprennent le français mais il faut faire attention à avoir été bien compris.








On va manger dans un petit resto ou l?on mange un plat à base de riz et d?agneaux. C?est délicieux mais assez épicé.




Après la sieste de rigueur entre 2h et trois heures, on repart se balader en ville. Les petites boutiques avec des étales divers se succèdent et les enfants courent dans les rues. On reconnaît bien ceux qui rentre ou vont à l?école car ils ont un uniforme. Celui-ci diffère d?ailleurs d?une école à l?autre.




Sylvain m'amène au centre Shangai, le cyber café du coin. On doit choisir entre deux salles, l?une à trois francs de l?heure non climatisé et celle à cinq francs avec la clim et une connexion plus rapide. Le haut débit local correspond à peu près au bas débit français. J?y rencontre les premiers blancs de la journée, des canadiens qui travaillent dans la même ong que moi.





Après avoir pris du coca car il se fait soif, je vais les voir dans leur maison qui se situe en face de l?ong. On échange ensemble sur nos impressions sur le pays. C?est un moment sympathique et cela fait plaisir de pouvoir partager ensemble. Ils sont ici depuis deux mois et repartent la semaine prochaine. C?est une ONG québecoise qui finance leur voyage et leurs actions. La personne qui les héberge recoit 1800 francs par mois pour loger deux personnes et les nourrir ce qui est une importante somme d?argent surtout quant on sait que le salaire moyen se situe aux alentours de 350 francs par mois.









La nuit tombe et je prend la première fois le taxi moto, la zem comme ils l?appellent.



Je mange avec les deux filles qui habitent dans la même maison que moi et qui travaille au magasin de photocopie. L?une à 26 ans et l?autre 15 ans et est en 4ème au collège. La scolarité étant payante, c?est l?ONG qui prend en charge les frais.





La chaleur étant vraiment étouffante pour le fragile occidental que je suis, j'ai du mal à m'endormir et j'en profite pour écrire ce petit récit. Ce soir nous avons de l?électricité ce qui n?est pas toujours le cas car il y a souvent des coupures,à ce qu?on m?a dit, parfois trois fois par jours pour des durées plus ou moins longue. Pour l?eau c?est pareil. Dans la maison, la salle d?eau dispose d?un robinet mais pas de douche. En fait on prend l?eau dans un bassine avec un sorte de grand bol pour se laver.
























Jour 2 :


















Je vais a l'ong avec sylvain ou je dois normalement assisté à son cours d'informatique. Mais il me demande si je peux aider les élèves à la pratique comme on dit. Du coup je me retrouve dans la salle informatique pour donner mon premier cours. Sylvain ayant pris la multiprise pour brancher un pc pour son cours théorique, je me retrouve avec trois pc qui ne peuvent pas fonctionner faute de multiprise. J?ai donc 12 élèves pour 3 pc. Le contact se passe bien. On sent qu'ils ont envie d'apprendre et ils ont un respect très important. Ils sont toujours très poli, voir un peu timide et intimidé. L?improvisions totale de ce cours se passe plutôt bien et je suis heureux d?entendre les remerciements des élèves à la fin du cours.












Le soir on sort avec mon collègue québécois pour aller boire une petite bière. On rencontre un béninois qui nous salue et nous raconte tout son parcours professionnel. Mais cela sans rien nous demander par la suite. Ils nous conduit même vers un bar. Ce qui est le plus agréable avec les béninois c?est qu?ils ont vraiment toujours le sourire et sont toujours aimable.












Au bar, on goute les bières béninoise, la flag, la béninoise. C?est vraiment pas cher pour nous. Une bouteille c?est 3frs français.












Après cette soirée sympathique, je cherche un zem (le taxi moto local). Les rues sont totalement noires, je marche sans savoir si je vais pouvoir trouver un zem à cette heure là. N?ayant pas l?habitude, je me sens pas très rassuré. Je marche dans le noir et des gens dorment sur les voitures, par terre, etc. Il faut presque faire attention pour ne pas marcher sur quelqu?un ou dans une flaque de boue. Il y a des sacs plastiques partout par terre et des détritus par terre. Des poulets se baladent ainsi que des toutes petites chèvres. Ca fait bizarre de se retrouver dans cette situation. Surtout que on ne peut pas reconnaître un zem d?une simple moto. Du coup, il faut lever la main à chaque fois qu?une moto passe. Mais finalement, un zem s?arrete et me conduit directement chez moi sans souci.


















Ce vendredi, la journée commence par une réunion avec tous les membres de l?ong. C?est une réunion ou chacun raconte ce qu?il a fait dans la semaine. Ce qui me fait bizarre c?est qu?ils parlent tellement doucement qu?on ne les entend pas. J?en discute avec la secrétaire de l?ong qui déclare tout de suite après : « parle plus fort pour yovo à coté de moi ». Ca marche deux minute et après c'est pareil.





Après la réunion, je reprend mon cours. Ca se passe bien si ce n'est que ces vieux ordinateurs n?avance pas et que je passe une bonne partie de mon temps à trouver une souris ou un clavier qui fonctionne. Le plus dur en fait, c'est la chaleur. C?est une salle de 20m2 avec 12 personne et 6 ordi qui chauffe. On étouffe.


















L'am, c?est un grand événement à l'ong. C'est la remise des diplômes (ici on dit parchemin) des pères éducateurs.




En fait ce sont des bénévoles, collégien ou lycéen qui ont été formé pour faire de la prévention sida. Du coup il y a une série de discours des différents partenaires qui ont permis la réalisation de ce projet. Il y a une représentante de l'ONG oxfam Quebec et au moins trois représentant du gouvernement béninois à des postes diverses. Ce qui est étonnant c'est que chaque personne avant de parler dit : « je tiens à remercier le représentant de l'ong?.., le représentant du ministère?. Etc etc et cite tous les personnes présentes. Alors une personne ça va mais c'est dix discours qui commence à chaque fois par 3 mn de remerciements identique.




Il y a dans la façon de parler, une politesse très importante, encore plus qu'en France et des façons de parler particulièrement soutenue. Après ces discours, il y a de la musique avec un chanteur de porto novo. Le plus sympa à voir c?est que au moins 40 enfants du quartiers viennent et se mettent à danser. Ils sont souvent vêtu que d?un simple slip ou d?un short et dès qu?ils croisent votre regard ils vous font un signe de la main. Une petite réponse de ma part et on a droit à un large sourire et parfois un petit rire en direction de leurs copains comme pour dire, regarde, le yovo m?a répondu. C?est particulièrement émouvant et c?est toute la journée comme cela.


















Je prend des photos de la manifestations et je demande aux enfants si je peux les prendre en photos. Je leur montre la photo faite et ils me demande tout de suite d?en faire une autre et font des poses diverses. Très vite, ils ne sont plus deux mais cinq, puis six.
























Après le repas, on va boire un coup avec les québécois, eugéne et cinq ou six personnes de l?ong. On se retrouve donc à 12 à la terrasse de bar et en discutant avec eugéne et pierre, j?apprend beaucoup sur le bénin. L?échange est passionnant et je découvre qui pierre travaille comme travailleur social indépendant et bosse notamment avec l?UNICEF et le gouvernement. L?échange est d?une richesse et d?une profondeur rare. Au moment de partir ce sont les québécois et moi qui paye pour toute la table. Au final à 4, on paye 20frs chacun alors qu?il y avait 12 personnes qui ont bu chacune une ou deux bière.












Plus les choses avancent et plus je me dis que ce pays me plait, que les gens sont extra. Dans la journée, le rythme est différent, on commence tout le temps en retard, de 30 minute à 1h30. Le rythme est plus lent. Ne serais que dans la façon de marcher, personne ne cours et tous marche lentement. La chaleur de toute façon ne donne pas envie de faire différemment. A chaque fois que tu croise quelqu?un, on se dit serre la main et on se demande comment ça va. Même si c?est la cinquième fois que tu croise cette personne. Les contact physiques sont constant, on te prend le bras pour te dire de venir ici ou on te tape sur l?épaule à la moindre occasion.












Certains rapports sont basé uniquement sur l?argent mais on fait aussi de belles rencontres. Ici, on prend le temps de se parler, de partager. Après mon cours par exemple, je passe une demi heure à discuter avec un élève.












En fait, je passe les trois quarts de la journée à discuter avec des béninois pour apprendre sur le pays et aussi bien sur parler de la France. La France est souvent vu comme l?eldorado et il est bien de décrite certaines réalités qui casse certaines idées. Comme par exemple qu?en France, il y a des gens qui meure de froid en hiver et de solitude. Chose inconcevable ici.







Le choc des culture est énorme mais on arrive à se comprendre très bien.