Au programme, visite en moto des différents villages ou l'ong intervient.






Apres une semaine de travail intense, je pars pour le WE avec mon ami Eustache visité le pays et découvrir une nouvelle plage ou parait il, on a déjà vu des kitesurf. Je décide alors d’emener tout mon barda histoire de voir ce que cela peut donner. Pour aller à la plage, ce n’est pas ce qu’il y a de plus simple. Il faut d’abord prendre un traxi moto (avec mon sac de 1m30) puis trouver un bus qui va à cotonou et enfin un autre taxi qui veuille bien nous amener vers la plage. En gref, il faut compter à peu près deux heure entre le temps de trouver les véhicules et bien sur le temps de négocier.
On arrive à Fitjirosé et on cherche une plage ou l’on puisse trouver de l’ombre. On se retrouve alors sur une plage ou l’on trouve que des blancs. On se croirait sur la cote d’azur. Les gens viennent en gros 4X4 climatisé et se font bronzer sur les transats. Les consommations sont 3 fois plus chères que la normale et atteignent des prix qui sont similaire à


Le lendemain, on va sur une grande plage et le vent ayant un peu monté, je décide d’essayer de faire du kitesurf. Il y a très vite 20, 30 personnes qui observent le montage en me questionnant. Je me met à l’eau et j’en fait une quinzaine de minute car malheureusement le vent est trop faible. De la mer, je vois les gens qui se regroupe au bord de l’eau pour voir cela et il doit y avoir peut être 500 personnes qui observe de la plage. Au moment d’attérir, je dois demander aux gens de se décaler afin d’avoir un peu de place. Une fois l’aille par terre, plus de 50 personnes sont autour et veulent toucher cet engin bizarre. Les enfants rigoles et les adultes me posent plein de question. C’est vraiment sympa. Mais tous ou presque ont déjà vu ça, au moins à la tv.

Ce qui est étonnant ici, c’est que peu de personne se baigne vraiment. La plupart reste au bord de l’eau ou se trempe à peine. Cela tient au fait que le plus souvent, les gens ne savent pas nager et avec les vague, il faut faire très attention. On raconte souvent des histoire de personnes s’étant fait happé par une vague.
La journée est fort agréable et je me dis que décidemment, on est beaucoup mieux en compagnie des gens d’ici que des touristes ou des expatriés vivant ici.
Il faut dire que les expatrié ne vivent pas dans le même monde. Un volontaire international d’administration doit gagner dans les 2000 euros par mois et un expatrié qui travaille pour
Mon Action se décomposent en deux parties. D'une part, je travail de façon bénévole pour aider aux différentes activités mises en place par l'O.N.G. Et, d'autre part, je travaille pour finaliser un programmes d'échange entre l'institut de formation des travailleurs sociaux de Grenoble, l'école nationale des travailleurs sociaux de Dakar et le GOBEPAS (groupement d'O.N.G. béninoise ne dont fait partie actions sociale). L'idée de ce programme d'échange est de faire partir des étudiants français mais aussi béninois dans les trois sites afin qu’ils se forment et échangent sur les méthodes d'action sociale de ces différents pays.
Plus concrètement, ma mission consiste à identifier et à formaliser les pratiques d'action sociale mise en place par les différentes O.N.G. faisant partie du GOBEPAS. C'est-à-dire de décrire, les actions menées, les stratégies d'intervention, les méthodologies de travail, les techniques dévaluation, etc. L'objectif final étant de formaliser de façon précise le dispositif de formation qui sera donné aux Français qui viendront en stage au Bénin. Tout ceci se faisant bien évidemment en collaboration avec les membres de l'O.N.G. qui mèneront à bien ce projet.
Pour ce qui est de ma façon de travailler ici, je veille avant tout à ne pas faire le travail à la place d'un membre de l'ONG. Je veux me rendre utile de la façon la plus efficace possible et il y a beaucoup à faire. Au début par exemple, j'ai donné des cours d'informatiques aux jeunes formés par l'ONG. Mais lorsque j'ai vu que la personne en charge des cours n'était pas présente pendant que je donné les cours, je me suis dit que mon rôle ne devait pas être celui là. Du coup, je suis en train d'organisé une réunion avec les différents profs d'informatique pour voir quels sont les éléments que je pourrais leur transmettre. Démarche, il me semble, bien plus durable et constructive. On travaille aussi sur des questions pédagogique ensemble. Ce qu'il y a de délicat, c'est qu'en même temps, il y aurait beaucoup à dire et à faire et en même temps, la question se pose pour moi de savoir quel légitimité j'ai pour leur donner des conseils.
Mais en réalité, cela se passe très bien d'une part car ils sont les premiers à me demander de leur faire part de mes suggestions et d’autre part car les relations sont simples et l’on peut parler de façon franche.
Mais finalement, la plus grande partie de mon travail ici est d’échanger avec les membres de l’Ong et les gens que je rencontre pour comprendre les manières de faire et les actions menés. Les personnes de l’ONG sont toujours là pour répondre à mes questions et j’ai beaucoup appris par ce biais là.
Les enfants qui posent pour la photo
D’autre part, je suis parti sur le terrain avec les différents travailleurs sociaux pour faire des enquêtes sociales. En fait, lorsqu’une famille vient les voir pour leur demander de l’aide, ils vont par la suite lui rendre visite pour identifier les besoins et connaître les conditions de vie de la famille. C’est grâce à cette enquête qu’ils déterminent quelle aide apporter aux familles ou aux orphelins.
J’ai avec le personnel de l’ong un contact très chaleureux et on se sent toujours très bien accueilli (que ce soit à l’ONG ou ailleurs).
Du point de vue de l’organisation de mon travail, j’organise mon temps de façon autonome ce qui est particulièrement appréciable mais demande aussi plus d’organisation et d’autonomie.
Les nombreuses actions de l’ONG ont un impact direct sur le terrain et il est vraiment extraordinaire de voir le nombre de choses faite. Ce qui frappe également c’est le peu de moyen nécessaire pour améliorer considérablement la vie des gens.
Il faut adapter son langage en fonction des personnes avec qui on parle et le plus souvent simplifié la structure des phrases. Utiliser les expressions béninoises facilite aussi les choses.
Le niveau des élèves de collège ou lycée est très variables et il n’est pas rare de voir des personne aux lycées s’exprimant très mal en français. La pédagogie est souvent catastrophique et les élèves apprennent par cœur sans rien comprendre.
Ici, une des choses les plus révoltante c’est l’inégalité d’accès au soin et la nécessité d’avoir de l’argent pour pouvoir être soigné. Un ami béninois par exemple m’a raconté qu’il était à l’hôpital et qu’il a vu la situation suivante. Un enfant arrive avec le pied ouvert qui saigne. On cherche les parents pour payer les soins mais comme on arrive pas à les trouver l’hôpital ne soigne pas l’enfant. La situation de l’enfant s’aggrave donc d’heure en heure. Quand enfin, on trouve l’argent pour payer les soins, il est déjà trop tard et il faut amputer le pied de l’enfant. Des histoire comme celle là, il y en a plein et c’est vraiment terrifiant.
C’est justement toutes ces réalités qui donne envie de faire le maximum pour faire ce qui peut être fait et soutenir les projets en place. C’est d’ailleurs pourquoi je passe la plupart de mon temps à travailler pour aider dans un secteur ou un autre de l’ONG. Il me reste de nombreuses choses à faire et je sais que je n’aurai jamais assez de temps pour faire tout ce que j’aimerai.






