Petit récit transafricain:
Ca y est, me voilà arrivé au bénin. Ce voyage tant attendu commence donc.
Je suis parti de Lyon mardi 20 mars. La route entre Grenoble et Lyon était enneigé mais nous sommes bien arrivé à l'heure. Après avoir enlevé quelques kilos de mon sac car j'étais un peu trop chargé, l'embarquement, j'ai pu prendre mes billets. Le départ fut un moment émouvant mêlant excitation et tristesse de quitter ma tendre Loubna.
Après quelques contrôles de rigueur, je monte dans l'airbus A318 de la compagnie Air France. Je voyage normalement avec royal air Maroc mais sur ce trajet, il sous traite avec Air France. Après de bonne sensation au décollage, on voyage tranquillement vers le Maroc. On laisse vite les plaines enneigé de la région de Lyon pour arrivé en Espagne avec ses champs multicolores. Je passe le ¾ du voyage à faire des photos.
Après 2heures et demi de vol, nous voilà in Casablanca. Dans le coin fumeur de l?aéroport, je rencontre deux française qui vont au Sénégal. On passe l?Am ensemble à discuter de voyage en profitant du soleil de Casa. Les policiers marocains sont très sympa et n?hésite pas à plaisanter ou à discuter deux minutes lors des contrôles. Après ces Sept heurs d?attente, je reprend l?avion, direction cette fois ci ma destination finale, Cotonou. On embarque dans un Boeing 737 très bien décoré et qui fait beaucoup plus classe qui l?airbus d?air France. Après une escale à Lomé au Togo ou on prend des passagers qui rentre sur Lyon, on repart avec 1h et demi de retard. Je rencontre une grenobloise qui fait un service volontaire international qui me donne quelque conseils bien utile et me donne le contact de français vivant à Porto novo.
Nous arrivons à 3h30 du matin et Eugéne, le directeur de l?ONG m?attend avec thomas son frère qui travaille aussi là bas. On prend la route pour Porto Novo. Le premier dépaysement pour le dire ainsi arrive. Thomas roule très vite et sur l?autoroute, on croise des camions et des voitures sans aucun feu et des personnes qui travaille sur le bord de l?autoroute avec simplement un gilet fluorescent pour être repéré. On double à droite comme à gauche indifféremment en prennent la précaution de klaxonner avant. Mais ce qui m?a le plus fait rire (de peur) c?est que sur cet autoroute à trois voies, on croise un énorme camion faisant des appels de phare. Et pour cause, il roulait à contre sens.
Enfin, nous arrivons sans encombre à Porto Novo et Eugène me montre ma chambre qui est la sienne en fait mais il se débrouille et dors ailleurs. La chaleur est difficile à supporter. Il doit faire plus de trente degré dans la chambre. Avant de m?endormir, vers 5het demi du matin, j?entend l?appel à la prière des musulman
Le lendemain, dès 10h sylvain, le petit frère de Eugène me réveille et après un petit déjeuner copieux avec beurre de cacahouéte et confiture de mangue, on part en moto pour l?Ong action sociale. Il me présente tous ceux qui y travaille et m?explique les différentes activités qu?ils y mènent (cours de secrètariat, d?informatique, sensibilisation au Vih, soin, etc. Tous me disent bonne arrivé et sont très gentils. Je visite également le centre aéré qu?ils ont en ville. C?est un petit bâtiment superbement décoré par des dessins enfantins qui dispose d?une salle de jeux et d?une bibliothèque.
On emprunte les routes de porto Novo dont certaines sont des vrais pistes de moto crosse avec détritus divers en plus. Il fait chaud mais c?est largement supportable grâce au vent qui souffle constamment. Des enfants joue dans la rue et crient ?NOVO, NOVO c'est-à-dire blanc, blanc. presque à chaque fois. Quand je marche dans la rue, les enfants s?arrêtent et vous regarde de haut en bas comme s?ils n?avaient jamais vue de blanc. Ce qui pour certains est peut être le cas. La circulation est dense mais on croise surtout des motos. Les klaxons sont constant et servent à prévenir quand on double ou lorsque des piétons ont une attitude incertaines.
Sylvain m?emmène dans un magasin qui appartient à l?ONG ou travaillent deux filles orpheline qui ont été formé en informatique à l?ONG. C?est une petite boutique qui fait de la saisie, des photocopies, scanners etc.
On reste une bonne heure à discuter avec elles et avec les amis à sylvain qui passent. Les locaux parlent tous entre eux avec leur langue, le Font qui est bien différent du français. Tous ou presque comprennent le français mais il faut faire attention à avoir été bien compris.
On va manger dans un petit resto ou l?on mange un plat à base de riz et d?agneaux. C?est délicieux mais assez épicé.
Après la sieste de rigueur entre 2h et trois heures, on repart se balader en ville. Les petites boutiques avec des étales divers se succèdent et les enfants courent dans les rues. On reconnaît bien ceux qui rentre ou vont à l?école car ils ont un uniforme. Celui-ci diffère d?ailleurs d?une école à l?autre.
Sylvain m'amène au centre Shangai, le cyber café du coin. On doit choisir entre deux salles, l?une à trois francs de l?heure non climatisé et celle à cinq francs avec la clim et une connexion plus rapide. Le haut débit local correspond à peu près au bas débit français. J?y rencontre les premiers blancs de la journée, des canadiens qui travaillent dans la même ong que moi.
Après avoir pris du coca car il se fait soif, je vais les voir dans leur maison qui se situe en face de l?ong. On échange ensemble sur nos impressions sur le pays. C?est un moment sympathique et cela fait plaisir de pouvoir partager ensemble. Ils sont ici depuis deux mois et repartent la semaine prochaine. C?est une ONG québecoise qui finance leur voyage et leurs actions. La personne qui les héberge recoit 1800 francs par mois pour loger deux personnes et les nourrir ce qui est une importante somme d?argent surtout quant on sait que le salaire moyen se situe aux alentours de 350 francs par mois.
La nuit tombe et je prend la première fois le taxi moto, la zem comme ils l?appellent.
Je mange avec les deux filles qui habitent dans la même maison que moi et qui travaille au magasin de photocopie. L?une à 26 ans et l?autre 15 ans et est en 4ème au collège. La scolarité étant payante, c?est l?ONG qui prend en charge les frais.
La chaleur étant vraiment étouffante pour le fragile occidental que je suis, j'ai du mal à m'endormir et j'en profite pour écrire ce petit récit. Ce soir nous avons de l?électricité ce qui n?est pas toujours le cas car il y a souvent des coupures,à ce qu?on m?a dit, parfois trois fois par jours pour des durées plus ou moins longue. Pour l?eau c?est pareil. Dans la maison, la salle d?eau dispose d?un robinet mais pas de douche. En fait on prend l?eau dans un bassine avec un sorte de grand bol pour se laver.
Jour 2 :
Je vais a l'ong avec sylvain ou je dois normalement assisté à son cours d'informatique. Mais il me demande si je peux aider les élèves à la pratique comme on dit. Du coup je me retrouve dans la salle informatique pour donner mon premier cours. Sylvain ayant pris la multiprise pour brancher un pc pour son cours théorique, je me retrouve avec trois pc qui ne peuvent pas fonctionner faute de multiprise. J?ai donc 12 élèves pour 3 pc. Le contact se passe bien. On sent qu'ils ont envie d'apprendre et ils ont un respect très important. Ils sont toujours très poli, voir un peu timide et intimidé. L?improvisions totale de ce cours se passe plutôt bien et je suis heureux d?entendre les remerciements des élèves à la fin du cours.
Le soir on sort avec mon collègue québécois pour aller boire une petite bière. On rencontre un béninois qui nous salue et nous raconte tout son parcours professionnel. Mais cela sans rien nous demander par la suite. Ils nous conduit même vers un bar. Ce qui est le plus agréable avec les béninois c?est qu?ils ont vraiment toujours le sourire et sont toujours aimable.
Au bar, on goute les bières béninoise, la flag, la béninoise. C?est vraiment pas cher pour nous. Une bouteille c?est 3frs français.
Après cette soirée sympathique, je cherche un zem (le taxi moto local). Les rues sont totalement noires, je marche sans savoir si je vais pouvoir trouver un zem à cette heure là. N?ayant pas l?habitude, je me sens pas très rassuré. Je marche dans le noir et des gens dorment sur les voitures, par terre, etc. Il faut presque faire attention pour ne pas marcher sur quelqu?un ou dans une flaque de boue. Il y a des sacs plastiques partout par terre et des détritus par terre. Des poulets se baladent ainsi que des toutes petites chèvres. Ca fait bizarre de se retrouver dans cette situation. Surtout que on ne peut pas reconnaître un zem d?une simple moto. Du coup, il faut lever la main à chaque fois qu?une moto passe. Mais finalement, un zem s?arrete et me conduit directement chez moi sans souci.
Ce vendredi, la journée commence par une réunion avec tous les membres de l?ong. C?est une réunion ou chacun raconte ce qu?il a fait dans la semaine. Ce qui me fait bizarre c?est qu?ils parlent tellement doucement qu?on ne les entend pas. J?en discute avec la secrétaire de l?ong qui déclare tout de suite après : « parle plus fort pour yovo à coté de moi ». Ca marche deux minute et après c'est pareil.
Après la réunion, je reprend mon cours. Ca se passe bien si ce n'est que ces vieux ordinateurs n?avance pas et que je passe une bonne partie de mon temps à trouver une souris ou un clavier qui fonctionne. Le plus dur en fait, c'est la chaleur. C?est une salle de 20m2 avec 12 personne et 6 ordi qui chauffe. On étouffe.
L'am, c?est un grand événement à l'ong. C'est la remise des diplômes (ici on dit parchemin) des pères éducateurs.
En fait ce sont des bénévoles, collégien ou lycéen qui ont été formé pour faire de la prévention sida. Du coup il y a une série de discours des différents partenaires qui ont permis la réalisation de ce projet. Il y a une représentante de l'ONG oxfam Quebec et au moins trois représentant du gouvernement béninois à des postes diverses. Ce qui est étonnant c'est que chaque personne avant de parler dit : « je tiens à remercier le représentant de l'ong?.., le représentant du ministère?. Etc etc et cite tous les personnes présentes. Alors une personne ça va mais c'est dix discours qui commence à chaque fois par 3 mn de remerciements identique.
Il y a dans la façon de parler, une politesse très importante, encore plus qu'en France et des façons de parler particulièrement soutenue. Après ces discours, il y a de la musique avec un chanteur de porto novo. Le plus sympa à voir c?est que au moins 40 enfants du quartiers viennent et se mettent à danser. Ils sont souvent vêtu que d?un simple slip ou d?un short et dès qu?ils croisent votre regard ils vous font un signe de la main. Une petite réponse de ma part et on a droit à un large sourire et parfois un petit rire en direction de leurs copains comme pour dire, regarde, le yovo m?a répondu. C?est particulièrement émouvant et c?est toute la journée comme cela.
Je prend des photos de la manifestations et je demande aux enfants si je peux les prendre en photos. Je leur montre la photo faite et ils me demande tout de suite d?en faire une autre et font des poses diverses. Très vite, ils ne sont plus deux mais cinq, puis six.
Après le repas, on va boire un coup avec les québécois, eugéne et cinq ou six personnes de l?ong. On se retrouve donc à 12 à la terrasse de bar et en discutant avec eugéne et pierre, j?apprend beaucoup sur le bénin. L?échange est passionnant et je découvre qui pierre travaille comme travailleur social indépendant et bosse notamment avec l?UNICEF et le gouvernement. L?échange est d?une richesse et d?une profondeur rare. Au moment de partir ce sont les québécois et moi qui paye pour toute la table. Au final à 4, on paye 20frs chacun alors qu?il y avait 12 personnes qui ont bu chacune une ou deux bière.
Plus les choses avancent et plus je me dis que ce pays me plait, que les gens sont extra. Dans la journée, le rythme est différent, on commence tout le temps en retard, de 30 minute à 1h30. Le rythme est plus lent. Ne serais que dans la façon de marcher, personne ne cours et tous marche lentement. La chaleur de toute façon ne donne pas envie de faire différemment. A chaque fois que tu croise quelqu?un, on se dit serre la main et on se demande comment ça va. Même si c?est la cinquième fois que tu croise cette personne. Les contact physiques sont constant, on te prend le bras pour te dire de venir ici ou on te tape sur l?épaule à la moindre occasion.
Certains rapports sont basé uniquement sur l?argent mais on fait aussi de belles rencontres. Ici, on prend le temps de se parler, de partager. Après mon cours par exemple, je passe une demi heure à discuter avec un élève.
En fait, je passe les trois quarts de la journée à discuter avec des béninois pour apprendre sur le pays et aussi bien sur parler de la France. La France est souvent vu comme l?eldorado et il est bien de décrite certaines réalités qui casse certaines idées. Comme par exemple qu?en France, il y a des gens qui meure de froid en hiver et de solitude. Chose inconcevable ici.
Le choc des culture est énorme mais on arrive à se comprendre très bien.
Ca y est, me voilà arrivé au bénin. Ce voyage tant attendu commence donc.
Je suis parti de Lyon mardi 20 mars. La route entre Grenoble et Lyon était enneigé mais nous sommes bien arrivé à l'heure. Après avoir enlevé quelques kilos de mon sac car j'étais un peu trop chargé, l'embarquement, j'ai pu prendre mes billets. Le départ fut un moment émouvant mêlant excitation et tristesse de quitter ma tendre Loubna.
Après quelques contrôles de rigueur, je monte dans l'airbus A318 de la compagnie Air France. Je voyage normalement avec royal air Maroc mais sur ce trajet, il sous traite avec Air France. Après de bonne sensation au décollage, on voyage tranquillement vers le Maroc. On laisse vite les plaines enneigé de la région de Lyon pour arrivé en Espagne avec ses champs multicolores. Je passe le ¾ du voyage à faire des photos.
Après 2heures et demi de vol, nous voilà in Casablanca. Dans le coin fumeur de l?aéroport, je rencontre deux française qui vont au Sénégal. On passe l?Am ensemble à discuter de voyage en profitant du soleil de Casa. Les policiers marocains sont très sympa et n?hésite pas à plaisanter ou à discuter deux minutes lors des contrôles. Après ces Sept heurs d?attente, je reprend l?avion, direction cette fois ci ma destination finale, Cotonou. On embarque dans un Boeing 737 très bien décoré et qui fait beaucoup plus classe qui l?airbus d?air France. Après une escale à Lomé au Togo ou on prend des passagers qui rentre sur Lyon, on repart avec 1h et demi de retard. Je rencontre une grenobloise qui fait un service volontaire international qui me donne quelque conseils bien utile et me donne le contact de français vivant à Porto novo.
Nous arrivons à 3h30 du matin et Eugéne, le directeur de l?ONG m?attend avec thomas son frère qui travaille aussi là bas. On prend la route pour Porto Novo. Le premier dépaysement pour le dire ainsi arrive. Thomas roule très vite et sur l?autoroute, on croise des camions et des voitures sans aucun feu et des personnes qui travaille sur le bord de l?autoroute avec simplement un gilet fluorescent pour être repéré. On double à droite comme à gauche indifféremment en prennent la précaution de klaxonner avant. Mais ce qui m?a le plus fait rire (de peur) c?est que sur cet autoroute à trois voies, on croise un énorme camion faisant des appels de phare. Et pour cause, il roulait à contre sens.
Enfin, nous arrivons sans encombre à Porto Novo et Eugène me montre ma chambre qui est la sienne en fait mais il se débrouille et dors ailleurs. La chaleur est difficile à supporter. Il doit faire plus de trente degré dans la chambre. Avant de m?endormir, vers 5het demi du matin, j?entend l?appel à la prière des musulman
Le lendemain, dès 10h sylvain, le petit frère de Eugène me réveille et après un petit déjeuner copieux avec beurre de cacahouéte et confiture de mangue, on part en moto pour l?Ong action sociale. Il me présente tous ceux qui y travaille et m?explique les différentes activités qu?ils y mènent (cours de secrètariat, d?informatique, sensibilisation au Vih, soin, etc. Tous me disent bonne arrivé et sont très gentils. Je visite également le centre aéré qu?ils ont en ville. C?est un petit bâtiment superbement décoré par des dessins enfantins qui dispose d?une salle de jeux et d?une bibliothèque.
On emprunte les routes de porto Novo dont certaines sont des vrais pistes de moto crosse avec détritus divers en plus. Il fait chaud mais c?est largement supportable grâce au vent qui souffle constamment. Des enfants joue dans la rue et crient ?NOVO, NOVO c'est-à-dire blanc, blanc. presque à chaque fois. Quand je marche dans la rue, les enfants s?arrêtent et vous regarde de haut en bas comme s?ils n?avaient jamais vue de blanc. Ce qui pour certains est peut être le cas. La circulation est dense mais on croise surtout des motos. Les klaxons sont constant et servent à prévenir quand on double ou lorsque des piétons ont une attitude incertaines.
Sylvain m?emmène dans un magasin qui appartient à l?ONG ou travaillent deux filles orpheline qui ont été formé en informatique à l?ONG. C?est une petite boutique qui fait de la saisie, des photocopies, scanners etc.
On reste une bonne heure à discuter avec elles et avec les amis à sylvain qui passent. Les locaux parlent tous entre eux avec leur langue, le Font qui est bien différent du français. Tous ou presque comprennent le français mais il faut faire attention à avoir été bien compris.
On va manger dans un petit resto ou l?on mange un plat à base de riz et d?agneaux. C?est délicieux mais assez épicé.
Après la sieste de rigueur entre 2h et trois heures, on repart se balader en ville. Les petites boutiques avec des étales divers se succèdent et les enfants courent dans les rues. On reconnaît bien ceux qui rentre ou vont à l?école car ils ont un uniforme. Celui-ci diffère d?ailleurs d?une école à l?autre.
Sylvain m'amène au centre Shangai, le cyber café du coin. On doit choisir entre deux salles, l?une à trois francs de l?heure non climatisé et celle à cinq francs avec la clim et une connexion plus rapide. Le haut débit local correspond à peu près au bas débit français. J?y rencontre les premiers blancs de la journée, des canadiens qui travaillent dans la même ong que moi.
Après avoir pris du coca car il se fait soif, je vais les voir dans leur maison qui se situe en face de l?ong. On échange ensemble sur nos impressions sur le pays. C?est un moment sympathique et cela fait plaisir de pouvoir partager ensemble. Ils sont ici depuis deux mois et repartent la semaine prochaine. C?est une ONG québecoise qui finance leur voyage et leurs actions. La personne qui les héberge recoit 1800 francs par mois pour loger deux personnes et les nourrir ce qui est une importante somme d?argent surtout quant on sait que le salaire moyen se situe aux alentours de 350 francs par mois.
La nuit tombe et je prend la première fois le taxi moto, la zem comme ils l?appellent.
Je mange avec les deux filles qui habitent dans la même maison que moi et qui travaille au magasin de photocopie. L?une à 26 ans et l?autre 15 ans et est en 4ème au collège. La scolarité étant payante, c?est l?ONG qui prend en charge les frais.
La chaleur étant vraiment étouffante pour le fragile occidental que je suis, j'ai du mal à m'endormir et j'en profite pour écrire ce petit récit. Ce soir nous avons de l?électricité ce qui n?est pas toujours le cas car il y a souvent des coupures,à ce qu?on m?a dit, parfois trois fois par jours pour des durées plus ou moins longue. Pour l?eau c?est pareil. Dans la maison, la salle d?eau dispose d?un robinet mais pas de douche. En fait on prend l?eau dans un bassine avec un sorte de grand bol pour se laver.
Jour 2 :
Je vais a l'ong avec sylvain ou je dois normalement assisté à son cours d'informatique. Mais il me demande si je peux aider les élèves à la pratique comme on dit. Du coup je me retrouve dans la salle informatique pour donner mon premier cours. Sylvain ayant pris la multiprise pour brancher un pc pour son cours théorique, je me retrouve avec trois pc qui ne peuvent pas fonctionner faute de multiprise. J?ai donc 12 élèves pour 3 pc. Le contact se passe bien. On sent qu'ils ont envie d'apprendre et ils ont un respect très important. Ils sont toujours très poli, voir un peu timide et intimidé. L?improvisions totale de ce cours se passe plutôt bien et je suis heureux d?entendre les remerciements des élèves à la fin du cours.
Le soir on sort avec mon collègue québécois pour aller boire une petite bière. On rencontre un béninois qui nous salue et nous raconte tout son parcours professionnel. Mais cela sans rien nous demander par la suite. Ils nous conduit même vers un bar. Ce qui est le plus agréable avec les béninois c?est qu?ils ont vraiment toujours le sourire et sont toujours aimable.
Au bar, on goute les bières béninoise, la flag, la béninoise. C?est vraiment pas cher pour nous. Une bouteille c?est 3frs français.
Après cette soirée sympathique, je cherche un zem (le taxi moto local). Les rues sont totalement noires, je marche sans savoir si je vais pouvoir trouver un zem à cette heure là. N?ayant pas l?habitude, je me sens pas très rassuré. Je marche dans le noir et des gens dorment sur les voitures, par terre, etc. Il faut presque faire attention pour ne pas marcher sur quelqu?un ou dans une flaque de boue. Il y a des sacs plastiques partout par terre et des détritus par terre. Des poulets se baladent ainsi que des toutes petites chèvres. Ca fait bizarre de se retrouver dans cette situation. Surtout que on ne peut pas reconnaître un zem d?une simple moto. Du coup, il faut lever la main à chaque fois qu?une moto passe. Mais finalement, un zem s?arrete et me conduit directement chez moi sans souci.
Ce vendredi, la journée commence par une réunion avec tous les membres de l?ong. C?est une réunion ou chacun raconte ce qu?il a fait dans la semaine. Ce qui me fait bizarre c?est qu?ils parlent tellement doucement qu?on ne les entend pas. J?en discute avec la secrétaire de l?ong qui déclare tout de suite après : « parle plus fort pour yovo à coté de moi ». Ca marche deux minute et après c'est pareil.
Après la réunion, je reprend mon cours. Ca se passe bien si ce n'est que ces vieux ordinateurs n?avance pas et que je passe une bonne partie de mon temps à trouver une souris ou un clavier qui fonctionne. Le plus dur en fait, c'est la chaleur. C?est une salle de 20m2 avec 12 personne et 6 ordi qui chauffe. On étouffe.
L'am, c?est un grand événement à l'ong. C'est la remise des diplômes (ici on dit parchemin) des pères éducateurs.
En fait ce sont des bénévoles, collégien ou lycéen qui ont été formé pour faire de la prévention sida. Du coup il y a une série de discours des différents partenaires qui ont permis la réalisation de ce projet. Il y a une représentante de l'ONG oxfam Quebec et au moins trois représentant du gouvernement béninois à des postes diverses. Ce qui est étonnant c'est que chaque personne avant de parler dit : « je tiens à remercier le représentant de l'ong?.., le représentant du ministère?. Etc etc et cite tous les personnes présentes. Alors une personne ça va mais c'est dix discours qui commence à chaque fois par 3 mn de remerciements identique.
Il y a dans la façon de parler, une politesse très importante, encore plus qu'en France et des façons de parler particulièrement soutenue. Après ces discours, il y a de la musique avec un chanteur de porto novo. Le plus sympa à voir c?est que au moins 40 enfants du quartiers viennent et se mettent à danser. Ils sont souvent vêtu que d?un simple slip ou d?un short et dès qu?ils croisent votre regard ils vous font un signe de la main. Une petite réponse de ma part et on a droit à un large sourire et parfois un petit rire en direction de leurs copains comme pour dire, regarde, le yovo m?a répondu. C?est particulièrement émouvant et c?est toute la journée comme cela.
Je prend des photos de la manifestations et je demande aux enfants si je peux les prendre en photos. Je leur montre la photo faite et ils me demande tout de suite d?en faire une autre et font des poses diverses. Très vite, ils ne sont plus deux mais cinq, puis six.
Après le repas, on va boire un coup avec les québécois, eugéne et cinq ou six personnes de l?ong. On se retrouve donc à 12 à la terrasse de bar et en discutant avec eugéne et pierre, j?apprend beaucoup sur le bénin. L?échange est passionnant et je découvre qui pierre travaille comme travailleur social indépendant et bosse notamment avec l?UNICEF et le gouvernement. L?échange est d?une richesse et d?une profondeur rare. Au moment de partir ce sont les québécois et moi qui paye pour toute la table. Au final à 4, on paye 20frs chacun alors qu?il y avait 12 personnes qui ont bu chacune une ou deux bière.
Plus les choses avancent et plus je me dis que ce pays me plait, que les gens sont extra. Dans la journée, le rythme est différent, on commence tout le temps en retard, de 30 minute à 1h30. Le rythme est plus lent. Ne serais que dans la façon de marcher, personne ne cours et tous marche lentement. La chaleur de toute façon ne donne pas envie de faire différemment. A chaque fois que tu croise quelqu?un, on se dit serre la main et on se demande comment ça va. Même si c?est la cinquième fois que tu croise cette personne. Les contact physiques sont constant, on te prend le bras pour te dire de venir ici ou on te tape sur l?épaule à la moindre occasion.
Certains rapports sont basé uniquement sur l?argent mais on fait aussi de belles rencontres. Ici, on prend le temps de se parler, de partager. Après mon cours par exemple, je passe une demi heure à discuter avec un élève.
En fait, je passe les trois quarts de la journée à discuter avec des béninois pour apprendre sur le pays et aussi bien sur parler de la France. La France est souvent vu comme l?eldorado et il est bien de décrite certaines réalités qui casse certaines idées. Comme par exemple qu?en France, il y a des gens qui meure de froid en hiver et de solitude. Chose inconcevable ici.
Le choc des culture est énorme mais on arrive à se comprendre très bien.
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